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La fin de vie

Colloque

6 juin 2013, de 10h à 18h

Bundeskanzleramt, Ballhausplatz 2, 1014 Wien, Kongresssaal

En français et en allemand, avec traduction simultanée

Ouvert à tout public, mais l'inscription est obligatoire avant le 31 mai :   Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 La mort est l’un des événements les plus importants pour l’existence humaine, mais malgré tout nous avons de plus en plus tendance à l’évincer de nos préoccupations. Le développement extrêmement rapide des connaissances et techniques médicales a changé notre attitude : alors que dans le passé la mort était vécue comme la fin naturelle d’une vie bien remplie, cette conception a été amplement modifiée par les énormes possibilités de la médecine moderne. Les technologies médicales, l’assistance aux organes ou les développements des techniques de transplantation rendent particulièrement difficile la définition de la fin de vie d’un point de vue du diagnostic. Dans le sillage de ces développements a émergé une pluralité d’idéaux et de valeurs qui sont pour l’éthique médicale d’importants et souvent nouveaux défis.

Ce colloque international consacré à la fin de vie, se fixe pour objectif de comparer et discuter les attitudes actuelles face aux problématiques de la fin de vie et ce à partir des perceptions nationales et internationales. Pourquoi la thématique de la mort est-elle évincée ? Notre société a-t-elle changé ? Comment est prise en compte la dignité humaine ? Qu’en est-il de l’autonomie et du droit à la décision de chacun ? La société est-elle en attente de discussions ?

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Programme de la journée

9h30                 Accueil

 10h                  Ouverture du colloque

                        Josef Ostermayer, Secrétaire d’Etat, Chancellerie fédérale

                        S.E. Stéphane Gompertz, Ambassadeur de France en Autriche

                        Eva Nowotny, Présidente de la Commission autrichienne pour l’UNESCO

                        Christiane Druml, Présidente de la Commission de bioéthique de l’Autriche

 

10h30 - 11h       Peter Kampits, Université de Vienne, Commission de bioéthique de l’Autriche
       Le point de vue du philosophe sur la question de la fin de vie

                 

 11h - 11h30      Fuat S. Oduncu, UniversitéLudwig-Maximillian de Munich (Allemagne)
             Le point de vue de la médecine palliative

  11h30 - 12h     Mohamed Salah Ben Ammar, Université de Tunis (Tunisie)
                        Vice-président du comité de bioéthique de l’UNESCO
                        Le point de vue de l’Islam

                 

 12h - 13h15     Didier Sicard, Président d’honneur duComité consultatif national d'éthique (France)
                        Le point de vue français, suite au rapport coordonné par D. Sicard

                  

 13h15 - 14h30  Déjeuner

 14h30 - 15h     Matthias Beck, Université de Vienne,Commission de bioéthique de l’Autriche
                       Le point de vue de l’Eglise catholique

                  

  15h - 15h30    Andreas Valentin, Krankenanstalt Rudolfstiftung Wien (Autriche)
                       Les travaux sur le sujet au Conseil de l’Europe

                  

 15h30 - 16h     Pause

  16h - 17h30     Table ronde avec tous les intervenants

                       Questions et débats à mener dans nos sociétés

     Modération : Christiane Druml, Présidente de la Commission de bioéthique de l’Autriche

              

 18h               FIN du colloque

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Colloque 06 06 13 KampitsPeter Kampits Le point de vue du philosophe sur la question de la fin de vie

Pendant longtemps, la mort a été considérée en philosophie comme consistant en une séparation du corps et de l’âme. Cette vision de la mort a été largement remise en question à l’ère post métaphysique. Phénoménologie, philosophie existentielle et pensées post-modernes  ont fait glisser le dualisme qui prévalait chez Platon entre un corps mortel et une âme éternelle vers d’autres interprétations de la mort. Ainsi, l’immortalité, la résurrection ainsi que toutes les spéculations sur l’au-delà, qui ont tant imprégné le christianisme, ont perdu de leur force de conviction.
En fait, à côté de la signification réductrice du naturalisme (la mort comme acte biologique naturel), la certitude intuitive de la mort (Scheler), l’anticipation de la mort (Kirkegaard, Heidegger), et l’expérience -surtout dans l’amour- de la mort des autres (Marcel, Wiplinger), sont au centre de la discussion.
L’Homme, du fait de sa condition d’être mortel est condamné à une mort certaine, ce qui soulève de nouvelles questions sur le rapport entre mort et liberté. Il convient en effet de se demander si la conscience de sa propre finitude réduit la liberté à néant ou si la mort est au contraire une libération.
C’est dans ce contexte qu’il importe aujourd’hui de reformuler le débat sur la fin de vie, sur le droit de mourir dans la dignité, sur le droit de décider de mettre un terme à sa vie, sur l’accompagnement des personnes en fin de vie ainsi que sur l’aide au suicide.

 Le professeur Peter Kampits est philosophe et expert renommé en éthique des sciences et des biosciences. Après des études en philosophie, psychologie et histoire à l’Université de Vienne entre 1960 et à l’issue de son doctorat en 1965, il fait un séjour d’études en 1966/67 à la Sorbonne à Paris. A partir de 1968, il est assistant à l’Institut de Philosophie, passe son habilitation en philosophie en 1974. Il est nommé professeur d’université en philosophie en 1977.
De 1987 à 1991, puis de 2001 à 2004, il a été directeur de l’Institut de philosophie. Depuis 1990, il est membre de la Société autrichienne Ludwig Wittgenstein.
De 2004 à 2008 il a été Doyen fondateur de la faculté de philosophie et des sciences de l’éducation de l’Université de Vienne.
Depuis 1970, il donne des conférences aux USA, en Amérique du Sud, au Mexique et dans presque tous les pays européens.
1971 : Visiting Professor à l’Université d’Alaska (Fairbanks, Alaska)
1980 : professeur invité à l’Institut de philosophie de l’Université Beyazit d’Istanbul
1993 : professeur invité permanent de l’Université Banska Bystrica (Slovaquie)
1994 : professeur invité à l’Université de Zagreb (Croatie).
1986-1992 : membre de la commission autrichienne de l’UNESCO
1988-1995 : directeur scientifique de l’Académie des sciences de Basse-Autriche et depuis 1995, directeur du centre pour l’éthique dans les sciences dans cette même institution.
Membre depuis 1993 de l’Académie européenne des sciences et des arts, et du PEN-Club autrichien.
Depuis 1999, membre du conseil scientifique de la commission Génétique-Ethique du ministère fédéral pour la sécurité sociale et les générations, et depuis 2002 directeur du centre de recherche « éthique et sciences en dialogue ». Egalement depuis 2002, président du conseil viennois pour l’éthique en biologie et en médecine. Depuis 2007, vice-président de la Commission de bioéthique de la Chancellerie fédérale d’Autriche.
Depuis 2012, directeur du centre pour l’éthique en médecine au sein de la Donauuniversität à Krems.
Domaines de recherche : les questions de la philosophie actuelle face à l’éthique en médecine et en biologie.
Son dernier ouvrage paru : "Wer sagt, was Gut und Böse ist", Wien Ueberreuter-Verlag, 2011

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Colloque 06 06 13 OduncuFuat S. Oduncu Le point de vue de la médecine palliative

Les bouleversements des structures traditionnelles de nos familles et le développement de l’individualisme font qu’aujourd’hui plus de 80% des personnes meurent dans un établissement de soins, loin de leur chez soi et sans l’accompagnement par leurs proches. De plus en plus de personnes ressentent cette façon de mourir dépersonnalisée et institutionnalisée comme une ingérence étrangère dans la dernière phase de leur vie, comme un isolement social et une perte de leur dignité. Ainsi, cette question qui concerne en fait toute la société, est très souvent réduite à un débat sur la libéralisation des actes d’aide active à mourir comme prétendue échappatoire au dilemme. Dans ce contexte, la revendication grandissante pour cette libéralisation ressemble davantage à une capitulation culturelle qu’à une solution apportée par la société.
Aujourd’hui, « mourir dans la dignité » ne peut se réaliser que par un changement dans la prise de conscience et par une nouvelle culture de la fin de vie qui repositionne le rapport à la mort à sa vraie place et le considère comme un devoir de la société, pour lequel les médecins, le personnel soignant, les psychologues, les institutions de soins palliatifs, l’Eglise et les proches  apportent leur contribution pour un réel accompagnement personnel du mourant. Ce chemin encourage à voir nos semblables gravement malades et mourants non pas comme objet de diagnostics et de mesures thérapeutiques, mais dans leur simple présence et leur dignité humaine qu’ils ne perdent pas malgré leur faiblesse et leur impuissance.
L’un des piliers essentiels de cette nouvelle attitude face à la mort est la médecine palliative (en anglais palliative care), jeune spécialité qui préconise une prise en charge globale du patient atteint d’une maladie à un stade avancé et ayant une espérance de vie réduite, pour laquelle la maîtrise de la douleur et des autres atteintes de la maladie, ainsi que les problèmes d’ordre psychologique, sociaux ou spirituels sont prioritaires. L’objectif de la médecine palliative est d’atteindre la meilleure qualité de vie pour le patient et pour ses proches. Ainsi comprise, cette nouvelle attitude face à la mort permet une fin de vie suffisamment adaptée à chaque personne. Les mourants sont démunis, dépendants et vulnérables. Il est donc particulièrement important de concevoir la fin de vie de telle sorte que le mourant ne perçoive pas son environnement social comme une menace, mais comme un soutien dans la souffrance et comme un pont par-delà les douleurs, l’isolement et l’indigence.

 Le professeur Fuat S. Oduncu est médecin, philosophe et spécialiste de la médecine palliative et de l’éthique en médecine. Il a étudié la médecine, la philosophie, la bioéthique et l’économie de la santé dans différentes universités de Munich, Nimègues, Louvain, Padoue, Madrid et Boston. Il est Docteur en médecine et en philosophie. Il a complété ses formations par des cursus en Master (nationaux et internationaux) en philosophie, bioéthique (European Master in Bioethics – EMB), économie de la santé (Master of Business Administration Health Care – MBA). Il a également acquis des qualifications dans différents domaines : médecine interne, hématologie, management de la qualité en médecine.
Depuis 2007, il dirige l’unité d’hématologie et oncologie de la clinique de l’université de Munich (LMU).
Il a publié plus de 200 articles dans les domaines de la recherche sur le cancer, la médecine palliative, l’euthanasie, les transplantations d’organes, les cellules souches, la justice distributive.
Il est également membre de plusieurs organismes nationaux ou internationaux, entre autres du conseil d’administration de la « European Society for the Philosophy of Medicine and Health Care » (ESPMH).
Parmi les nombreux prix et récompenses, citons : le prix Vincenz-Czreny en oncologie décerné en 2005 par la société allemande d’hématologie et d’oncologie pour ses travaux scientifiques dans le domaine de l’aide à mourir, le prix « M4 pour une médecine des cancers personnalisée » décerné en 2011 dans le cadre des clusters d’excellence par le ministère fédéral de l’éducation et des sciences et par le ministère bavarois de l’économie (prix partagé avec les Prof. Hopfner et Frey) pour récompenser ses travaux dans le développement de médicaments spécifiques pour les traitements en immunothérapies.

 
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Colloque 06 06 13 Ben AmmarMohammed Ben Ammar   Le point de vue de l’Islam

En Islam, toute question peut être posée, hormis la remise en cause de la profession de foi ("Il n'y a pas d'autre Dieu que Dieu et Mahomet est son Prophète").
Il est utile de rappeler que l’Islam fait primer la raison sur le dogme et que le principe d'autonomie (ou liberté individuelle et capacité à prendre une décision) ne peut être invoqué pour déterminer une conduite à tenir par rapport à la décision d’arrêt de soins en fin de vie au même titre qu’en occident.
Nous médecins, ne devons pas omettre que la société nous confie un pouvoir mais aussi des moyens. Il nous faut en permanence raisonner aussi bien à l’échelle communautaire qu’à l’échelle individuelle. Nous devons exercer notre art dans des conditions qui maintiennent et le bien être de la communauté puis celui de l’individu, ce qui impose des choix difficiles.
Il est dit dans le livre Saint  "Nous avons ennobli les fils d'Adam […]  Nous leur avons donné la préférence sur beaucoup de ceux que nous avons créés." (S XVII, v 70) mais aussi "Dieu veut la facilité pour vous, Il ne veut pas, pour vous, de contrainte" (S II, v 185).
L’intérêt de la communauté doit primer sur toute autre considération, surtout lorsque les ressources sont limitées. Un des compagnons du Prophète rapporte ce très beau hadith : « Comme j'allais trouver un jour l'Envoyé de Dieu, il me dit: "Tu es venu me demander en quoi consistait la vertu. - Oui, lui répondis-je. -Consulte ton cœur", me dit alors le Prophète "  En effet, la vertu, c'est ce qui met ton âme en paix. Le mal, au contraire, c'est ce qui s'établit en toi et revient sans cesse à ta conscience, même si les gens que tu consultes à ce sujet t'autorisent à le faire. ». Voilà, des valeurs que nous devons mettre en avant dans ce débat.
Il ne s’agit donc ni d’euthanasie, ni d’aide au suicide, encore moins de reproduire des débats occidentaux mais de dire clairement, dans le respect de la foi et de la loi, les principes éthiques qui doivent guider nos choix. Comment devons nous régir ces situations conflictuelles qui s’imposent à notre corps professionnel et à notre société ?

 Le professeur Mohammed Ben Ammar était depuis 1991 médecin chef, professeur d’anesthésiologie et de médecine d’urgence à l’Université El Manar à Tunis.
Depuis 2011, il est directeur de la santé au Ministère tunisien de la santé.
Membre du comité national d’étique en médecine (NMEC) depuis 1992, il est depuis 2012 Vice-président de la Commission internationale de bioéthique de l’UNESCO.
Il a fait ses études de médecine en France et a passé son doctorat avec mention à l’Université René Descartes à Paris.
Après ses spécialisations en anesthésie, médecine interne et médecine des urgences, il a été professeur associé à la Faculté de médecine de Montpellier.
De 1991 à 2011 il a été le directeur du département de réanimation, d’anesthésie et des urgences à l’hôpital Mongi Slim de Tunis, tout en enseignant l’anesthésie et la réanimation à l’Université El Manar.
Auteur de nombreux articles et monographies dans son domaine, il publie en 2004 une « Introduction à l’éthique », en 2009 il écrit à propos de l’ »Islam et les transplantations d’organes », et en 2012 sur sujet des conflits d’intérêts dans les systèmes de santé.
Depuis 1992, il est membre du comité national tunisien d’éthique en médecine. De 2008 à 2011, il était responsable du secteur de l’éthique en médecine dans le cursus de la faculté de médecine.
Nommé en 2011 directeur générale de la santé au ministère tunisien du même nom.
Pour la période 2012-2015, il est Vice-président du comité international de bioéthique de l’UNESCO, et depuis 2012 membre du groupe d’experts « Essential Health Technologies » au sein de l’OMS.

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Colloque 06 06 13 SicardDidier Sicard Santé publique et fin de vie

Le temps du mourir est devenu un temps jugé inutile, perturbateur des exigences croissantes du présent des vivants. La médecine ne peut mettre en jeu son arsenal de performances réduites à la pratique des soins palliatifs. Mais l’hôpital continue d’être  en France le lieu privilégié du mourir, tout en étant le lieu de l’impatience de  l’accompagnement et la concentration des hautes techniques de soin. D’où l’inquiétude des citoyens confrontés à cette capture hospitalière sans questionnement de ces contradictions.

 Le professeur Didier Sicard est médecin, ancien chef de service de médecine interne de l’Hôpital Cochin, Professeur émérite à l’Université Paris Descartes. Ancien président du Comité consultatif National d’éthique (1999-2008), actuel président d’honneur, il préside depuis 2009 le Comité d’experts de l’Institut des données de santé. Il est l ‘auteur notamment de « la médecine sans le corps »(Plon2004) « l’Alibi éthique » (Plon 2006) et du Que sais-je « Bioéthique et éthique médicale » Puf 2013. Président de la commission présidentielle sur « la fin de vie »en décembre 2012

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Colloque 06 06 13 BeckMatthias Beck Le point de vue de l’Eglise catholique

 La médecine actuelle offre la possibilité de rallonger la vie de façon importante. Mais même pour les jeunes, qui peuvent se retrouver en service de réanimation par exemple après un accident, se posent des questions quant à la prolongation de la vie et de la poursuite ou non d’une thérapie.
Que ce soit dans le contexte de la réanimation ou dans les processus physiologiques de vieillissement et de mort, se posent des questions telles que faut-il laisser mourir un patient, ou lui apporter une aide à mourir active, passive ou indirecte ? Une vie doit-elle être prolongée par tous les moyens ? Doit-elle être abrégée de façon ciblée ? Y compris pour des raisons d’économie ? A-t-on le droit d’apporter une aide lors d’un suicide ou faut-il légalement permettre l’aide active à mourir (euthanasie) ? Ne serait-il pas plus important de pouvoir accompagner la fin de vie en mettant en place des services hospitaliers adéquats et une médecine palliative efficace ? Sommes-nous face à de nouveaux questionnements par exemple dans le contexte d’une sédation palliative qui pourrait évoluer vers une sédation terminale ? L’appel à mourir du patient, que l’on suppose être le fruit de sa libre volonté, n’est-il pas souvent un appel au secours, à ne pas être laissé seul et isolé ?
Les problèmes qui se posent en fin de vie sont très complexes et doivent être évalués et traités avec soin. Le présent exposé abordera ces questions du point de vue chrétien (de l’Eglise catholique).


Le professeur Matthias Beck a fait des études en pharmacie, médecine, philosophie et théologie. Il est depuis 2007 Professeur de théologie morale à l’Université de Vienne, spécialité éthique en médecine, et membre de la Commission autrichienne de Bioéthique.
Né en 1956 à Hanovre (Allemagne), il étudie entre 1980 et 1989 la pharmacie, la médecine et la philosophie à l’Université de Westphalie à Munster, à l’Université de Munich (LMU) et à Institut de philosophie SJ à Munich.
De 1990 à 1993, il complète sa formation par des études en théologie à la LMU.
1988 : doctorat en médecine à l’Université de Westphalie à Munster
1999 : doctorat en théologie à la LMU.
2007 : habilitation à l’Université de Vienne dans le domaine de la théologie morale et la même année, est nommé professeur dans cette discipline, plus particulièrement chargé des aspects éthique en médecine.
Ses nombreux cours et publications recouvrent divers problèmes interdisciplinaires relevant de la médecine, philosophie, psychologie et théologie et traitent en particulier des questions actuelles en bioéthique, par exemple la recherche sur les cellules souches, la thérapie génique, les diagnostics prénatals et préimplantatoires, l’euthanasie, l’aide active ou passive à mourir etc.
Il a été expert auprès parlement allemand et du comité d’éthique allemand.
Il est actuellement membre de l’Académie pontificale pour la vie et membre de la commission autrichienne de bioéthique.

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Colloque 06 06 13 ValentinAndreas Valentin Les travaux sur la fin de vie au Conseil de l’Europe

Les développements actuels de la médecine ont conduit à un changement de paradigme qui touche également le passage entre la vie et la mort. Aujourd’hui, la dernière phase de la vie est souvent et de diverses manières marquée et conditionnée par des décisions médicales. C’est pourquoi se pose souvent la question de savoir si dans la dernière phase de la vie le médicalement possible apporte effectivement une aide à la personne concernée ou si elle ne consiste de fait qu’en un prolongement injustifiable de l’agonie. Cette problématique est particulièrement importante dans le domaine de la réanimation, mais touche également d’autres domaines médicaux.
La réponse à ces questions repose sur les principes fondamentaux de l’étique médicale, cependant, la priorisation de quelques principes comme l’autonomie des patients, s’exprime de façons diverses dans les pays européens. En 2011, le Comité de bioéthique du Conseil de l’Europe avait organisé un colloque sur le thème « The decision making process regarding medical treatment in end of life situations » et initié un processus devant aboutir à un texte final. Le Prof. Valentin, qui a participé à ce processus en tant que spécialiste de la réanimation, présentera les divers points de discussion qui y ont été abordés.

 Le professeur Andreas Valentin, est médecin spécialiste en médecine interne (réanimation et cardiologie) et dirige actuellement le service général de médecine interne et de réanimation de l’établissement hospitalier de la Rudolfstiftung à Vienne. Ses activités et recherches principales concernent la médecine interne, l’éthique en médecine et la sécurité des patients. Sur ces sujets, il a donné de nombreuses conférences tant au niveau national qu’international et a publié de nombreux articles dans des revues spécialisées renommées. Ceci a contribué à sa nomination en tant qu’expert au sein du groupe de travail de la Commission de bioéthique du Conseil de l’Europe chargé de la thématique « the decision-making process regarding medical treatment in end of life situations ».
Il préside actuellement l’union des sociétés autrichiennes de réanimation ainsi que la « Section on Health Services Research and Outcome » de la Société européenne de réanimation.
Il vient également de prendre la direction de la formation « Sécurité des patients et qualité du système de santé » à l’Université de médecine de Vienne et à l’Université de Vienne.

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Colloque 06 06 13 DrumlChristiane Druml

 Juriste autrichienne, spécialiste de bioéthique, Christiane Drum préside depuis 2007 la commission de bioéthique à la Chancellerie de l’Etat autrichien, et est Vice-recteur de l’Université de médecine de Vienne en charge des affaires cliniques. Elle a étudié le droit à l’université de Vienne où elle a passé son doctorat en 1978. Elle a ensuite travaillé à l’Institut pour le droit de l’état et de l’administration, puis à l’Institut viennois pour la comparaison internationale des économies où, au sein du centre franco-autrichien, elle était responsable des rencontres entre pays européens ayant différents systèmes économiques et sociaux.
A partir de 1981 et jusqu’en 1992, elle a travaillé dans le secteur privé à divers postes à responsabilité. Elle prend 1992 la direction de la commission d’éthique de la faculté de médecine de l’université de Vienne, devenue entre temps l’université de médecine de Vienne.
Présidente depuis 2007 de la commission autrichienne de bioéthique auprès de la Chancellerie d’état, elle est depuis 2008 également membre de la commission international de bioéthique (IBC) de l’UNESCO.
Membre du Haut comité pour la santé de la République autrichienne, dont elle est également Vice-présidente ; elle a été reconduite dans cette fonction en 2009.
Elle acquiert une réputation internationale par son engagement pour une recherche médicale transparente et respectueuse des fondements éthiques, et a publié de nombreux articles.
Au cours de ses mandats, elle a impulsé et fait publier de nombreuses prises de positions dans diverses thématiques de la bioéthique.
Ses mérites ont été récompensés en Autriche par la croix d’honneur en sciences et arts et en France par la Légion d’honneur.

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